le Mont Saint Michel

 

 Vous avez envie de pérégriner vers le Mont Saint Michel ? 

La Fondation du Mont Saint Michel a mis en ligne une vidéo qui vous intéressera... : ICI

La Fondation du Mont-Saint-Michel a été créée pour redonner au Mont tout son rayonnement spirituel et culturel :

L’objectif de la Fondation est de « soutenir moralement et financièrement, dans la baie du Mont-Saint-Michel, tous les projets d’aménagement et d’équipement nécessaires à l’accueil des personnes qui viennent découvrir le Mont mais également de soutenir tous projets culturels, éducatifs, de communication et de mise en réseau de l’existant.

Le siège de la Fondation du Mont-Saint-Michel se trouve au Prieuré du Mont-Saint-Michel, 2 rue du prieuré 50170 Ardevon.

 

 

 coquill4  Un peu d'histoire :

 Le Mont Saint Michel était un des grands centres de pèlerinage de la chrétienté médiévale. Le culte à l’archange Michel prend de l’importance à partir déjà du 5ème siècle, en provenance d’Orient via l’Italie, en raison de son rôle dans la lutte contre le mal, tel que le décrit l’Apocalypse de Saint Jean. Ainsi dès 708, un sanctuaire est créé sur le Mont Tombe (un petit ilot dans la baie face à Avranches) à la suite d’une apparition de l’Archange. Dès lors les pèlerinages vont se multiplier : le premier pèlerin connu est le moine franc Bernard vers 867. Il venait d’ailleurs au Mont après avoir été à Rome, au Monte Gargano, à Jérusalem et à Bethléem ! L’installation des moines bénédictins à l’abbaye du Mont, en 965-966, allait favoriser l’organisation du pèlerinage. Ce sont ces premiers moines bénédictins qui dotent l'abbaye de l'église pré-romane à double nef de « Notre-Dame-sous-Terre », puis font construire à partir de 1060 la nef de l'église abbatiale dont la croisée du transept est établie sur le sommet du rocher.

Ce pèlerinage a été accompli par la plupart des rois de France jusqu’à la fin du XVIème siècle, dont Saint Louis, Philippe-le-Bel, Louis XI et François 1er, et par les plus grands du Royaume. Mais il était surtout le fait des personnes de condition modeste et des enfants. En effet, marcher vers le Mont, c’était marcher vers l’autre monde, le monde de la Jérusalem céleste de l’Apocalypse. À partir du XVIIème siècle, le Mont-Saint-Michel connait une affluence plus modeste mais les pèlerins se réunissent en confréries de pèlerins de Saint-Michel pour se rendre par petits groupes au Mont. La Révolution française marqua la fin des pèlerinages à l’abbaye transformée en prison (de 1793 à 1863). À la fin du XIXe siècle, la restauration de l’abbaye classée Monument historique permit un retour au culte et aux pèlerinages.

En outre, la demeure de l’Archange est devenue un haut lieu du tourisme qui attire chaque année des millions de visiteurs, et sa fonction religieuse a peu à peu décliné, au point que les moines bénédictins qui occupaient les bâtiments monastiques finissent par quitter les Mont en 1979. Depuis juin 2001, deux communautés de moines et de moniales des Fraternités Monastiques de Jérusalem sont présentes à l’abbaye du Mont-Saint-Michel et y assurent la prière quotidienne (offices, messe) et l'accueil monastique, conservant ainsi le caractère religieux du Mont.

 

 

coquill4  Les différentes voies de pèlerinage :

Comme toujours, les pèlerins du Moyen-âge partaient de chez eux à pied, mais il existe néanmoins plusieurs voies où se regroupaient les pèlerins pour affronter les dangers du chemin :

  - Le « chemin aux anglais » : qui accostaient en effet à Barfleur et Cherbourg et rejoignaient le Mont en descendant le Cotentin : aujourd’hui un GR permet de faire le même chemin en une dizaine de jours.

-  -    Le chemin des Ducs de Normandie : au départ de Caen (8 jours) ou de Rouen (16 jours) : celui de Rouen a été mis en valeur par Bernard Ollivier, le célèbre randonneur (qui a notamment parcouru l’ancienne route de la soie) et a relaté son périple dans le livre « Sur le chemin des Ducs ».

-  -    Les chemins de Paris et de Chartres, beaucoup plus longs (17 étapes pour Chartres et 22 étapes pour Paris), qui se rejoignent à Domfront dans l’Orne avant de converger vers le Mont.

-          Et bien sûr le Mont est une des portes d’entrée vers Saint-Jacques-de-Compostelle : des chemins le relient à Tours pour rejoindre la Via Turensis, soit par Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), soit par le Chemin des Capitales qui passe par Rennes et Nantes, soit par le Chemin des Plantagenêts qui passe par Fougères et Angers. Dernière possibilité : le Grand chemin montois qui traverse le nord de l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne et Le Mans et rejoint Tours.

 

coquill4  En pratique :

Si vous souhaitez partir de Reims, bien évidemment vous commencerez par emprunter en une dizaine d’étapes l’itinéraire de Reims à Paris, que votre association préférée a balisé et décrit dans un topoguide (sous forme papier ou dématérialisée) que vous pouvez commander sur la boutique du site internet de RP51 :

https://www.boutique-pelerins.com/Presta/fr/).

À Paris vous suivrez le chemin de Paris vers le Mont.

Mais quel que soit votre point de départ, il vous faudra bien entendu un « carnet du Miquelot » (le pèlerin du Mont) que vous pourrez vous procurer auprès de l’association

Les Chemins du Mont-Saint-Michel
3, rue d’Yverdon, 14210 EVRECY, mail : Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. ,
site internet :
www.lescheminsdumontsaintmichel.com

Cette association « Les Chemins du Mont-Saint-Michel », a été créée début 1998, pour retrouver et promouvoir les anciens chemins de pèlerinage menant au célèbre sanctuaire. Elle pourra vous procurer tous les renseignements et documents utiles.

 

coquill4  A l'arrivée :

Le moment le plus magique de ce pèlerinage est probablement la traversée de la baie pour fouler enfin le rocher du Mont, mais attention ! la traversée nécessite une tenue et un équipement particulier. Elle se fait pieds nus et en short, dure environ 2 h et nécessite un guide expérimenté. Certains pourront même vous faire traverser la baie avec un accompagnement spirituel si vous le souhaitez.                                

Enfin, une fois sur le Mont, ne manquez pas la visite de l’Abbaye (et notamment l'église abbatiale et la « Merveille ») ; et la maison du pèlerin, gérée par le sanctuaire du Mont-Saint-Michel, vous accueillera pour une nuit, sur réservation et muni de votre carnet du Miquelot, selon la formule du « donativo ».

Alors, si le cœur vous en dit, n’hésitez pas !